Verdun : le poids du bâti ancien face aux classes énergétiques des diagnostics

Publié le 7 octobre 2026 10 min de lecture

À Verdun, la période avant 1948 représente 36,4 % du corpus géolocalisé de diagnostics. L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 permet d’examiner les classes énergétiques locales, sans isoler les résultats des maisons et immeubles d’avant-guerre.

Verdun : le poids du bâti ancien face aux classes énergétiques des diagnostics — Verdun

5 978 diagnostics enregistrés composent la base locale de Verdun examinée au 7 octobre 2026, à partir de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 28 septembre. Le principal repère pour comprendre ce corpus est son ancienneté : la période avant 1948 représente 36,4 % des diagnostics géolocalisés. Cette place du bâti ancien invite à regarder les étiquettes énergétiques autrement que comme un simple palmarès. Elle ne permet toutefois pas de connaître la répartition des classes propre aux maisons et immeubles d’avant-guerre. Les données fournissent une distribution énergétique globale et des repères de construction, mais aucun croisement entre ces deux dimensions.

À Verdun, 36,4 % de bâti ancien dans le corpus géolocalisé

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Verdun
A9
B81
C2 457
D1 949
E956
F345
G181
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

La période dominante est libellée « avant 1948 » dans les faits disponibles. Un autre indicateur mentionne le bâti antérieur à 1949, également à 36,4 %. Ces deux formulations doivent être conservées avec leur seuil respectif, sans les convertir en une mesure exacte du seul bâti d’avant-guerre. Elles établissent néanmoins la place importante des constructions anciennes dans le corpus étudié. Pour les maisons comme pour les immeubles, l’analyse doit donc partir de cette ancienneté documentée, puis vérifier ce que les autres chiffres permettent réellement de lui associer. Elle ne peut pas attribuer automatiquement une mauvaise classe à une construction ancienne.

  • Période dominante indiquée : avant 1948, soit 36,4 % du corpus géolocalisé.
  • Part du bâti antérieur à 1949 : 36,4 %.
  • Part du bâti antérieur à 1975 : 70,6 %.
  • Part correspondant aux périodes antérieures à 2001 : 92,2 %.

Avant 1975 : un seuil qui englobe 70,6 % du bâti renseigné

Le seuil de 1975 élargit la lecture au-delà du noyau le plus ancien : 70,6 % du bâti relève des périodes antérieures à cette date. Les périodes antérieures à 2001 représentent, elles, 92,2 %. Ces repères décrivent des ensembles emboîtés, et non des catégories à additionner. Ils montrent pourquoi une analyse centrée uniquement sur les constructions les plus récentes laisserait de côté une grande partie du corpus. Ils ne disent cependant rien, à eux seuls, de la classe énergétique d’une maison ou d’un immeuble donné. L’âge de construction et l’étiquette sont deux informations distinctes dans les éléments disponibles pour Verdun.

Pour traiter précisément des maisons et immeubles d’avant-guerre, il faudrait disposer d’une ventilation des diagnostics selon la période, le type de bâtiment et la classe énergétique. Ce croisement n’est pas fourni. La limite est importante : la part du bâti ancien ne peut pas être appliquée mécaniquement aux diagnostics F ou G pour en déduire un nombre de bâtiments anciens mal classés. Inversement, la fréquence des étiquettes C ou D dans l’ensemble local ne démontre pas que ces classes dominent parmi les constructions d’avant-guerre. La photographie permet de rapprocher deux caractéristiques du corpus, pas d’établir une relation statistique entre elles.

2 457 diagnostics C : ce chiffre décrit-il les bâtiments anciens ?

La classe C est la plus représentée dans l’ensemble des diagnostics enregistrés, avec 2 457 entrées, soit 41,1 %. Elle est suivie par la classe D, qui compte 1 949 entrées, soit 32,6 %. Pour une lecture consacrée au parc ancien, ces deux résultats constituent un contexte, non une réponse par période de construction. Ils empêchent de réduire la photographie locale aux seules étiquettes les moins favorables, mais ils ne renseignent pas directement les performances des maisons anciennes. La même réserve vaut pour les immeubles : aucun résultat fourni ne permet de répartir leurs diagnostics entre C et D selon leur ancienneté.

À l’autre extrémité de la distribution, la classe A rassemble neuf diagnostics, soit 0,2 %, et la classe B en rassemble 81, soit 1,4 %. La classe E compte 956 diagnostics, soit 16,0 %. Les classes F et G totalisent respectivement 345 et 181 diagnostics, soit 5,8 % et 3,0 %. Cette répartition complète donne une image plus nuancée que la seule mention du bâti ancien. Elle ne permet ni de localiser les meilleures classes dans les constructions récentes, ni d’attribuer les moins bonnes aux constructions anciennes. Aucune de ces correspondances n’est établie par les faits transmis.

  • A : 9 diagnostics enregistrés, soit 0,2 % ; B : 81, soit 1,4 %.
  • C : 2 457 diagnostics enregistrés, soit 41,1 % ; D : 1 949, soit 32,6 %.
  • E : 956 diagnostics enregistrés, soit 16,0 %.
  • F : 345 diagnostics enregistrés, soit 5,8 % ; G : 181, soit 3,0 %.

25,0 % de maisons individuelles, sans ventilation par ancienneté

Les maisons individuelles représentent 25,0 % dans les données locales. Cet indicateur apporte une dimension supplémentaire à la lecture du parc diagnostiqué, sans résoudre la question des maisons d’avant-guerre. Leur poids précis n’est pas donné, pas davantage que leur distribution entre les sept classes. Il serait donc incorrect de présenter un quart du corpus comme un ensemble de maisons anciennes. Il serait tout aussi fragile de qualifier automatiquement le reste d’immeubles d’avant-guerre. Les faits disponibles distinguent une part de maisons individuelles, mais ne détaillent pas ici toutes les autres catégories de bâtiments ni leur répartition selon les dates de construction.

La surface médiane indiquée est de 66 m². Elle complète le portrait local, mais ne constitue pas la surface de référence d’une maison ancienne ou d’un immeuble ancien. Une médiane décrit le centre d’une distribution ; elle n’attribue pas la même caractéristique à chaque entrée. Sans ventilation par type et par période, ce chiffre ne permet pas davantage de comparer les maisons aux autres bâtiments. Pour un lecteur qui s’intéresse à un bien précis, la conséquence est directe : les repères communaux situent un contexte, tandis que l’ancienneté, la surface et l’étiquette propres à ce bien restent des informations distinctes.

526 diagnostics F ou G : des échéances qui ne reposent pas sur l’âge

Les étiquettes F et G réunissent 526 diagnostics, soit 8,8 % des diagnostics enregistrés. Ce total ne correspond pas nécessairement à 526 logements différents, puisqu’un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Il ne mesure pas non plus le nombre de maisons ou d’immeubles anciens concernés. La distinction compte lorsqu’on rapproche les chiffres des règles de location : en métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034.

La classe E représente, à elle seule, 956 diagnostics enregistrés, soit 16,0 % du total local. Elle entre aussi dans le champ de l’audit énergétique réglementaire à la vente : celui-ci concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025. Pour le bâti ancien, la conséquence est de ne pas confondre date de construction et champ réglementaire. Les critères fournis portent sur l’étiquette et, pour l’audit à la vente, sur la catégorie de bien. Ils ne visent pas indistinctement toute construction ancienne.

3 466 diagnostics au gaz naturel, sans lien démontré avec l’avant-guerre

Le gaz naturel est le chauffage principal indiqué dans l’extraction, avec 3 466 diagnostics. Ce volume renseigne la place de cette énergie dans le corpus, mais pas sa distribution dans les maisons et immeubles anciens. Il n’est pas possible d’en déduire que le gaz explique les classes les plus fréquentes, ni qu’il caractérise particulièrement les bâtiments d’avant-guerre. Pour soutenir une telle lecture, il faudrait un croisement entre énergie de chauffage, période et étiquette, absent des faits fournis. Ici encore, plusieurs caractéristiques locales coexistent dans les données sans que leur relation soit mesurée, ni qu’un effet causal puisse être établi.

La consommation médiane est de 181 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 126 €. Ces indicateurs ne constituent ni une facture garantie, ni une estimation propre au bâti ancien. Ils ne doivent pas non plus être assemblés avec la surface médiane de 66 m² pour fabriquer le portrait d’un logement qui serait représentatif de tous les autres. Rien n’indique que ces trois médianes correspondent au même diagnostic. Elles apportent des repères complémentaires à l’échelle du corpus, sans permettre de calculer le coût d’usage d’une maison d’avant-guerre ou de comparer deux immeubles selon leur période de construction.

Centre Ville-Est et inondation : deux lectures locales à garder distinctes

Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent dans le périmètre analysé : Au Pré l’Évêque Anthouard, Les Planchettes Champ Claudine, Centre Ville-Est, Au Dieu du Trice Cité Kennedy Louis Best et Centre Ville-Cité Verte. Leur présence donne une dimension territoriale au travail, mais aucun chiffre par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible d’identifier celui qui concentrerait le plus de bâtiments anciens, de maisons classées E ou de diagnostics F et G. Le nom d’un secteur ne suffit pas à caractériser son bâti. Toute hiérarchie énergétique entre ces cinq secteurs dépasserait les informations disponibles dans cette photographie locale.

Les familles de risques recensées par Géorisques sont l’inondation, le mouvement de terrain, le risque industriel, la rupture de barrage, le transport de marchandises dangereuses et les engins de guerre. La zone sismique indiquée est 1, « TRES FAIBLE », et le potentiel radon est de 1. Ces informations relèvent d’une autre lecture du territoire que celle des performances énergétiques. Elles ne permettent pas d’attribuer une exposition précise à chaque bâtiment ancien, ni à chacun des secteurs cités. Elles n’expliquent pas non plus les classes D, E, F ou G : aucun lien entre ces risques et les étiquettes n’est documenté.

  • Lecture de l’ancienneté : des parts par période, sans distribution énergétique propre aux bâtiments d’avant-guerre.
  • Lecture territoriale : cinq secteurs identifiés, sans résultats chiffrés permettant de les comparer.
  • Lecture des risques : des familles recensées, sans attribution détaillée à chaque bien dans les faits fournis.

Du 28 septembre au 7 octobre 2026 : le périmètre exact de l’analyse

Le périmètre est celui de Verdun, dans la Meuse, avec le code INSEE 55545 et une population communale de référence de 16 890 habitants dans le jeu local. Cette population n’est pas le dénominateur des parts énergétiques : celles-ci portent sur les diagnostics enregistrés. L’analyse datée du 7 octobre 2026 s’appuie sur l’extraction ADEME du 28 septembre 2026. Elle présente cette mise à jour locale des données, et non un événement municipal ou une nouvelle campagne de travaux. Faute de série comparative fournie, elle ne peut pas non plus annoncer une amélioration ou une dégradation depuis une précédente extraction.

La méthode consiste à conserver le périmètre de chaque indicateur : diagnostics enregistrés pour les classes, corpus géolocalisé pour la période dominante, et repères globaux pour les médianes. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, les 5 978 entrées ne recensent pas autant de logements uniques. Le résultat central reste donc mesuré : le bâti ancien occupe une place importante dans le parc diagnostiqué, tandis que la distribution globale des étiquettes est dominée par C puis D. La performance propre aux maisons et immeubles d’avant-guerre demeure non isolée. C’est cette limite qui doit accompagner toute utilisation locale des chiffres publiés.

Questions fréquentes

Les 5 978 diagnostics correspondent-ils à 5 978 logements à Verdun ?

Non. La base compte des diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les données fournies ne donnent pas le nombre de logements uniques correspondant à ces entrées.

Peut-on connaître la classe dominante des maisons et immeubles d’avant-guerre ?

Non. La période avant 1948 représente 36,4 % du corpus géolocalisé, mais aucun croisement entre période de construction, type de bâtiment et classe n’est fourni. C est la classe la plus fréquente dans l’ensemble des diagnostics, pas nécessairement dans le seul bâti d’avant-guerre.

Quelles étiquettes sont concernées par l’audit énergétique à la vente ?

L’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025. L’ancienneté du bâtiment ne suffit donc pas à déterminer si une vente entre dans ce champ.

Sources officielles

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